Description Produit
Description
Publié en 1881, La céramique polychrome à glaçures métalliques dans l’Antiquité est l’un des premiers ouvrages entièrement consacrés à l’étude des glaçures métalliques dans les civilisations anciennes.
Gaston Le Breton y analyse les procédés décoratifs et techniques employés dans l’Antiquité pour obtenir des effets métalliques et polychromes sur les surfaces céramiques, en s’appuyant sur les découvertes archéologiques et les collections connues de son époque.
Cet ouvrage s’adresse aux céramistes, historiens de l’art, archéologues et amateurs éclairés souhaitant comprendre l’origine et l’évolution des glaçures métalliques, bien avant leur redécouverte et leur développement à l’époque médiévale et moderne.
Cette édition numérique est issue d’un ouvrage ancien conservé et numérisé dans son intégralité, sans travail éditorial de réécriture, afin de respecter la forme et le contenu du texte original.
Résumé
Dans La céramique polychrome à glaçures métalliques dans l’Antiquité, Gaston Le Breton propose une étude historique et comparative des premières céramiques recouvertes de glaçures métalliques, depuis les grandes civilisations orientales jusqu’à l’époque romaine.
L’auteur commence par situer le développement de l’art grec dans un vaste réseau d’influences culturelles. Il rappelle que la Grèce antique, avant d’atteindre sa pleine maturité artistique à l’époque de Périclès, a été formée par les apports successifs des Phéniciens, des Égyptiens, des Assyriens et des Perses. Ces influences sont particulièrement visibles dans les arts décoratifs et la céramique, avant que les Grecs ne s’en affranchissent pour développer un style d’une grande pureté formelle.
La céramique grecque est ensuite abordée comme un art majeur, étroitement lié à la sculpture et à la peinture. Le Breton évoque les vases grecs les plus célèbres, leur qualité d’exécution, leur fonction (notamment les amphores panathénaïques) et l’importance sociale accordée aux céramistes, dont certains furent honorés comme de véritables artistes. Toutefois, il précise que les vases grecs à simple lustre ne relèvent pas directement de son étude, centrée sur les glaçures métalliques.
Le cœur du texte est consacré à l’examen des glaçures métalliques dans l’Antiquité orientale et méditerranéenne. L’auteur en décrit les usages en Égypte, en Assyrie, en Babylonie, en Mésopotamie, en Judée, puis dans les îles grecques anciennement marquées par la présence phénicienne. Il cite de nombreuses découvertes archéologiques, notamment à Rhodes, Chypre et Alexandrie, en analysant les couleurs, les oxydes employés (manganèse, cuivre, plomb, étain) et les rapprochements stylistiques entre les différentes régions.
Le texte se poursuit par une étude de la diffusion de ces techniques vers l’Italie, en particulier en Étrurie, en Apulie et en Campanie, où les contacts avec l’Orient ont favorisé l’introduction de céramiques à glaçures colorées. Le Breton mentionne également des découvertes plus éloignées, notamment en Hongrie, suggérant une diffusion par les voies fluviales comme le Danube.
Enfin, l’auteur aborde le cas de la Gaule à l’époque gallo-romaine. Il y constate l’existence de céramiques à vernis plombifère, mais souligne leur rareté et leur qualité chromatique plus modeste comparée aux productions orientales. Cette partie lui permet de conclure sur les limites de la diffusion de ces techniques dans l’Occident antique.
L’ouvrage s’achève sur une ouverture vers l’époque romaine tardive et les périodes ultérieures. Le Breton annonce son intention de poursuivre cette étude jusqu’à la Renaissance, en évoquant déjà les grandes figures et productions de la céramique européenne, de Luca della Robbia à Bernard Palissy.
Sommaire
Absence de sommaire dans la version originale.
Nous vous proposons ici un sommaire reconstitué par l’éditeur à partir du texte original.
Introduction
– La place de la céramique dans les arts de l’Antiquité
– Influences croisées entre Orient et monde grec
I. Les origines orientales des glaçures métalliques
– Égypte, Assyrie, Babylonie et Mésopotamie
– Premiers usages des oxydes métalliques dans la céramique
– Rôle des Phéniciens dans la diffusion des techniques
II. La Grèce antique et l’émergence d’un art autonome
– Héritages égyptiens et orientaux
– La céramique grecque à l’époque archaïque
– Apogée artistique à l’époque de Périclès
– Statut des céramistes et reconnaissance sociale
III. Les glaçures métalliques dans le monde grec
– Découvertes dans les îles grecques (Rhodes, Chypre)
– Typologie des glaçures : blanches, vertes, bleues
– Usage du manganèse, du cuivre et du plomb
– Collections antiques conservées dans les grands musées européens
IV. Alexandrie et l’art gréco-égyptien
– Le rôle des Ptolémées
– Synthèse des traditions grecques et orientales
– Pièces remarquables à glaçure verdâtre et blanche
V. L’Italie antique et les Étrusques
– Importation de la céramique orientale
– Découvertes en Étrurie, Apulie et Campanie
– Relations avec l’Égypte et l’Assyrie
VI. Diffusion méditerranéenne et européenne
– La Cilicie et l’Asie Mineure
– Les routes commerciales et le Danube
– Découvertes en Europe centrale
VII. La Gaule à l’époque gallo-romaine
– Fours et ateliers connus
– Vernis plombifère et oxydes métalliques
– Limites techniques et esthétiques par rapport à l’Orient
Conclusion
– La période romaine comme transition
– Ouverture vers la céramique médiévale et renaissante
– Annonce d’une étude ultérieure sur la céramique européenne
Qui était Gaston Le Breton ?
Gaston Le Breton (1845–1920) fut un conservateur de musée, historien de l’art et érudit français, spécialiste de céramique et d’arts décoratifs. Directeur du musée de la céramique de Rouen et plus tard des musées de Rouen, il a mené des recherches pionnières sur les techniques anciennes de glaçure, réunissant et commentant de nombreuses pièces archéologiques et muséales.
Caractéristiques de cette édition
-
-
Format : PDF
-
Langue : français
-
Auteur : Gaston Le Breton
-
Date de publication originale : 1881
-
Éditeur d’origine : Imprimerie de l’Espérance Cagniard, Rouen
-
Édition numérisée à partir d’un ouvrage ancien
-
Nombre de pages : 44 pages
-
Illustrations : non
-
État du texte : numérisation fidèle à l’original, sans modernisation ni réécriture
-
Œuvre appartenant au domaine public.
Numérisation réalisée à partir d’un exemplaire ancien.
Cette édition vise à rendre accessible un ouvrage devenu rare, tout en respectant son intégrité historique.
À qui s’adresse ce livre ?
-
Céramistes et artisans des arts du feu
-
Étudiant·es et enseignant·es en céramique et arts appliqués
-
Historien·nes de l’art et du patrimoine
-
Amateur·rices passionné·es de faïence et de céramique
-
Chercheur·euses et bibliothèques spécialisées
Droits et usage
Cet ouvrage est une reproduction numérique d’un texte ancien tombé dans le domaine public.
Conformément à la législation en vigueur, les textes originaux sont libres de droits.
Le travail proposé ici consiste en une numérisation et une mise à disposition numérique, permettant l’accès à un document patrimonial autrement difficilement consultable.
Cette reproduction numérique est destinée à un usage strictement personnel. L’achat de ce fichier correspond à l’accès au travail de numérisation, de mise en forme et de diffusion.
Toute réutilisation commerciale du fichier (revente, redistribution, intégration dans une autre publication) est interdite sans autorisation préalable.






